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Juin 2009

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A chaque parution de la Newsletter, un professionnel de santé du CHRU répond à une de vos questions médicales. Traitements, spécialités, offre de soins...

Pour ce numéro, le Dr Pinzani-Harter (service de pharmacologie médicale et toxicologie) répond à vos interrogations sur les effets indésirables des tatouages éphémères pratiqués avec du henné contenant de la papaphénylènediamine.


Notre réponse


Depuis 2003, l’Agence Française de Sécurité SAnitaire et des Produits de Santé (AFSSAPS)  a connaissance de cas d'eczéma de contact survenant dans un délai de quelques jours à quelques semaines après l’application de tatouages éphémères pratiqués avec du henné contenant de la paraphénylènediamine (PPD).

Cette substance est ajoutée illégalement au henné afin de donner une couleur noire aux tatouages, plus appréciée que la teinte habituelle du henné qui varie du brun à l’orange.

Ces cas d’eczémas peuvent entraîner des réactions violentes, nécessitant parfois une hospitalisation. Ils peuvent être limités à la zone tatouée ou s’étendre à la zone avoisinante voire à tout le corps. Ces réactions peuvent également conduire à une polysensibilisation.

Ces sensibilisations ont un caractère irréversible et lorsqu'elles affectent des enfants, elles sont susceptibles d’avoir des incidences dans leur vie quotidienne et/ou professionnelle ultérieure.

La cosmétovigilance permet le recueil et le traitement des effets indésirables graves liés à l’utilisation de produits cosmétiques et de tatouage. Ces effets sont à déclarer à votre Centre de Pharmacovigilance qui le transmet à l'AFSSAPS.

En 2004, il y a  eu 8 déclarations d’effets indésirables de ce type, 9 en 2005, 16 en 2006, 17 cas en 2007 et 32 cas en 2008 (12 cas concernaient des enfants de 4 à 12 ans).

Voir le communiqué de presse de l'AFSSAPS


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