Avancées

Les bactéries transformées en outils pour le diagnostic.

l’union fait la force de démonstration de l’utilité des bactéries pour innover dans le diagnostic médical. La preuve du concept a été apportée par des chercheurs du CNRS, de l’INSERM et du CHRU

L’union fait la force. Dans le cas présent, l’union fait la force de démonstration de l’utilité des bactéries pour innover dans le diagnostic médical. La preuve du concept a été apportée par des chercheurs du CNRS, de l’INSERM et du CHRU qui ont réussi à créer des bactéries intelligentes car reprogrammées pour mesurer le glucose dans l’urine des patients diabétiques. Cette prouesse fait partie d’une nouvelle approche du diagnostic et de la thérapeutique des maladies par le recours aux bactéries transformées. Preuve en est, une publication en mai dernier dans Science Translational Medicine.

 

La transformation de bactéries pour en faire des détecteurs de bio-marqueurs d’intérêt pour la santé entre dans le cadre nouveau de la biologie synthétique. Le principe est similaire à du codage informatique. Les chercheurs ont réussi à programmer des bactéries afin qu’elles puissent détecter dans un environnement qui leur est a priori « hostile », comme l’urine, des paramètres et transmettre ces informations à finalité diagnostique.

Cette approche bouleverse les méthodes courantes d’analyse des échantillons biologiques utilisées pour identifier un ou plusieurs indices et les mesurer. Dans le futur, on pourrait même imaginer de programmer ces cellules pour apporter une solution thérapeutique selon la pathologie concernée.

La mesure du glucose, un premier pas

La recherche translationnelle est une forme de pluridisciplinarité qui consiste à imbriquer la recherche cognitive dans le développement d’applications cliniques pour le patient. Les équipes de Jérôme Bonnet (Inserm, CNRS, Université de Montpellier), de Franck Molina (SysDiag, CNRS) associées au Pr Eric Renard (CHRU de Montpellier) et  à Alexis Courbet (doctorant au CNRS et interne en pharmacie) ont travaillé ensemble pour créer des bactéries capables de mesurer le glucose dans l’urine des patients diabétiques. Il n’y a donc plus besoin de faire appel à des réactifs chimiques, ni à des automates analysant l’urine pour restituer une réponse d’intérêt diagnostique. Les nouvelles cellules créées agissent comme des mini-robots autonomes.

Cette nouvelle approche promet de modifier les sources d’utilité clinique dans les maladies chroniques. Elle met en lumière la particularité de Montpellier qui dispose sur un territoire très rapproché des forces de la recherche, des structures de soins et du développement préindustriel  de l’analyse biologique et promeut une fusion des compétences au bénéfice final du patient.

 

 

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