Cancérologie

Cancer de la tête et du cou : un diagnostic innovant pour un traitement personnalisé

Détecter une cellule tumorale circulante dans le cancer de la tête et du cou est maintenant possible. Une technique innovante qui pourrait permettre à l’avenir une meilleure adaptation du traitement au patient.

Véritable révolution dans le domaine de la cancérologie, les cellules tumorales circulantes (CTCs) viennent d’être étudiées prospectivement pour la première fois dans le cancer de la tête et du cou par des équipes du CHU de Montpellier (Catherine Alix-Panabières, biologiste et Renaud Garrel, chirurgien O.R.L.) et de l’ICM (Didier Cupissol, oncologue médical). À travers cette étude française multicentrique, financée par l’Institut National du Cancer (INCa), une simple prise de sang permet de prédire en tout début de traitement, si la chimiothérapie va être efficace ou pas. C’est le principal résultat d’une publication scientifique qui marque un tournant dans la prise en charge de ces cancers de la tête et du cou (Garrel et al. Clin Chem 2019).

 

Le comptage des CTCs dans le sang a déjà été utilisé pour le cancer de la prostate, le cancer du sein ou le cancer du côlon. Il est techniquement possible de retrouver de rares cellules cancéreuses au milieu de plusieurs millions de cellules sanguines dans une prise de sang. C’est le concept de biopsie liquide. La technique innovante développée à Montpellier par le Dr Catherine Alix-Panabières permet de connaître le réel potentiel malin de ces cellules à travers la présence de protéines qu’elles fabriquent et sécrètent. Ainsi, avant tout traitement, un grand nombre de CTCs fonctionnelles est un événement défavorable pour le patient. Leur persistance ou leur augmentation durant un traitement atteste très précocement de la résistance de cette maladie au traitement. Dans cet article juste publié, il est montré qu’au bout d’une semaine on peut déjà prédire l’efficacité de la chimiothérapie. Ainsi, en cas d’insuffisance d’effet, il devient possible de changer de traitement. Il s’agit d’une donnée tout à fait capitale car habituellement ce type de renseignement n’est obtenu que très tardivement par les examens de radiologie qui montrent alors une progression de la maladie cancéreuse.

 

Ces résultats sont très prometteurs car ils suggèrent la possibilité de se servir de la biopsie liquide en temps réel plus largement dans les cancers de la tête et du cou, à tous les stades de la maladie cancéreuse. Un éditorial au sujet de cette publication Montpelliéraine a été réalisé par le Dr Klaus Pantel d’Hambourg, leader mondial dans le domaine (Pantel, Clin Chem 2019), avec lequel le CHU de Montpellier collabore depuis de nombreuses années notamment dans le cadre de projets européens.

 

 

 

Publié le 01/10/2019

 

 

 

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