Prise en charge

Le CHU expérimente la prescription des biosimilaires

Le département de Rhumatologie choisi pour tester la prescription de médicaments biosimilaires délivrés en ville.

En août dernier, le Ministère des Solidarités et de la Santé a lancé un appel à candidature national incitant à la prescription hospitalière de médicaments biologiques similaires délivrés en ville.

Dans le cadre de cette expérimentation la candidature du CHU de Montpellier, portée par le département de Rhumatologie, a été retenue parmi 45 autres candidatures sur 78 dossiers.

 

Le lancement prévu en octobre 2018 prendra fin en octobre 2021.

Un rapport périodique sur l’expérimentation et sur le taux de pénétration sera évalué par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et le Ministère en charge de la santé.

Cette démarche permet d’optimiser les prescriptions des médicaments biologiques similaires, aussi appelés médicaments biosimilaires. 

Ils constituent un enjeu majeur pour notre système de santé !

 

Les biosimilaires présentent la même efficacité, qualité et sécurité que les médicaments biologiques de référence. Leurs différences résident dans la variabilité de la matière première et dans les procédés de fabrication. En effet les biomédicaments produits ne sont pas strictement identiques, ils sont alors dits biosimilaires. Des études pré-cliniques et cliniques sont réalisées pour démontrer l’équivalence d’efficacité dans une pathologie pour laquelle la molécule princeps est couramment employée.

Pour résumer, les propriétés et les profils de tolérances sont comparables sur le plan thérapeutique.

 

Depuis la loi sur le financement de la sécurité sociale (LFSS) de 2017 une liste de référencements permet l’interchangeabilité. En effet, il existe un écart de prix aux alentours de 30% entre les biosimilaires et les biomédicaments de référence. De plus, le développement de tels médicaments permet de diversifier l’offre en médicaments biologiques pour une pathologie donnée et donc de réduire les risques de rupture de stock.

L’accès aux soins se diversifie et s’adapte mieux aux appels d’offres des hôpitaux.

 

Malgré leur intérêt, ces médicaments restent encore peu utilisés en France, avec un taux de pénétration très inférieur à 10% contre plus de 60% pour le recours aux médicaments génériques.

Ce marché récent et très porteur se développe dans de nombreuses classes médicamenteuses, tels que les facteurs de croissance (GCSF), les hormones de croissance, l’érythropoïétine (EPO), l’insuline, les anti-cancéreux et les hormones folliculo-stimulantes humaines recombinantes.

 

L’objectif du projet national est d’expérimenter un nouveau mécanisme d’intéressement pour encourager et valoriser la prescription de biosimilaires par les établissements de santé, lorsque celle-ci est exécutée en ville. A travers cette incitation spécifique et rémunératrice, il est espéré un développement de l’utilisation des médicaments biosimilaires avec une augmentation significative du taux de prescription.

 

Il a été proposé deux groupes de médicaments dans le cadre de cette expérimentation, le groupe étanercept et le groupe insuline glargine.

Le département de rhumatologie de Montpellier représenté par les professeurs Morel et Combe, chefs de service, et le professeur Lukas ont choisi le premier groupe.

L’Etanercept est un inhibiteur compétitif de la liaison du TNF (Tumor Necrosis Factor) à ses récepteurs de surface TNFR (Tumor Necrosis Factor Receptor), inhibant ainsi l'activité biologique du TNF.

 

Le CHU de Montpellier met en place une étude interventionnelle prospective qui a pour objectif d’évaluer l’impact d’une information spécifique sur l’intérêt des biosimilaires. Cette étude intervient sur l’initiation de nouveaux traitements et sur l’acceptation de l’interchangeabilité sur les traitements déjà en cours.

Actuellement 1122 patients sont traités par biothérapies en rhumatologie au CHU de Montpellier. Une randomisation est mise en place pour constituer le groupe témoin et le groupe traité par les biosimilaires, avec la moitié des patients qui bénéficient d’une information spécifique au sujet des biosimilaires et l’autre moitié ne recevant qu’une notice de présentation de ces médicaments et de leurs particularités. 

L’objectif à 3 ans est fixé à 80% pour les initiations de traitement par biosimilaire pour les nouveaux patients et les switch de traitement vers les biosimilaires pour les patients en cours de traitement.

 

Ce projet est porté par une équipe expérimentée en matière d’utilisation des biomédicaments. Elle devrait également permettre de mieux comprendre les facteurs limitants et de favoriser le remplacement d’un biomédicament par son biosimilaire.

La finalité de ce projet est d’informer le patient sur ce sujet et de l’étendre à l’ensemble du parcours de soins, à l’hôpital et en ville.

 

 

  

11/02/2019

  

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