Prises en charges spécifiques

Sclérose En Plaques

  

La Sclérose En Plaques (SEP) est la 1ère cause médicale de handicap du sujet jeune, avec un âge moyen de début de la maladie à 25 ans. Cette maladie concerne 130 000 malades en France, dont 2300 sont suivis au CHU de Montpellier. 

 

Véritable défi pour les patients, les aidants, les médicaux et non médicaux, la prise en charge de la SEP a été révolutionnée par une nouvelle génération de traitements, et notamment par la prescription des biothérapies.

 

Le ministère de la santé considère la Sclérose En Plaques comme une priorité médicale. Le CHU de Montpellier fait ainsi partie des 23 Centres Experts Sclérose En Plaques qui ont été labellisés par l'Agence de Santé entre 2016 et 2017.

 

  

  

Le Pr Pierre Labauge, responsable du département de Neurologie, fait un point sur cette pathologie :

  

Pr Labauge, pouvez-vous nous définir la Sclérose En Plaques ?

La SEP est une maladie auto-immune qui touche le système nerveux central, qui engendre notamment de la fatigue, la faiblesse des membres, des douleurs chroniques et du déséquilibre. C’est une maladie difficile à prévoir qui se distingue en trois grandes formes :

- la forme dite rémittente qui se manifeste sous l'aspect de poussées durant quelques semaines ou quelques mois, pendant lesquelles les symptômes vont apparaître puis disparaître en laissant des séquelles d'importance variable.

- les formes secondairement progressives où la maladie évolue de façon continue après une période de plusieurs années marquée par des poussées suivies de rémissions.

- les formes d'emblée progressives, où le handicap s'accroît régulièrement dès le départ sans poussée. Le déficit, qui débute en général aux jambes restreint peu à peu le périmètre de marche, puis peut s'étendre aux bras.

 

  

Comment la SEP est prise en charge au CHU de Montpellier ?

Les soins sont assurés par 5 praticiens titulaires. Une fois par mois, les patients reçoivent également une consultation multidisciplinaire où interviennent des rééducateurs, des neuro-ophtalmologues, des psychologues…

 

De plus, un maillage avec les centres de rééducation de la région a été mis en place pour les patients.

La Réunion mensuelle de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) permet une égalité des soins pour tous les patients quel que soit leur lieu d’habitation. Celle-ci se fait par Web et fait intervenir l’ensemble des neurologues du Languedoc-Roussillon, hospitaliers et libéraux.

 

  

Quels sont les traitements proposés aux patients ?

Il existe plusieurs moyens de traiter la maladie.

D’abord, pour réduire la fréquence des poussées et ralentir la progression du handicap nous proposons des traitements de fond par voie orale ou par voie injectable. Ce traitement varie également en fonction du type de médicament, du patient lui-même et de l’évolution de sa maladie.

Ensuite, nous pouvons traiter les poussées lorsqu’elles surviennent en particulier lorsqu’elles sont invalidantes. Il s’agit d’un traitement par corticoïdes. Il est administré en perfusions intraveineuses lentes lors de courtes hospitalisations et est parfois dispensé en hôpital de jour. Un relais par des corticoïdes oraux à plus faibles doses peut être instauré mais ce n’est pas systématique. Quoi qu’il en soit, ces cures restent ponctuelles.

Enfin, le troisième traitement est symptomatique. Il est destiné à soulager certains symptômes particuliers gênants dans la vie quotidienne des patients. Il est pris en complément des traitements de fond.

 

  

Existe-t-il d’autres thérapies ?

Oui, il existe d’autres thérapies plus douces. Nous utilisons parfois l’acupuncture, la sophrologie, le yoga ou bien des régimes alimentaires fondés sur les omégas 3.

 

 

Où en est la recherche ?

Voici les études cliniques et/ou thérapeutiques en cours :

- Etude des Anticorps anti KIR4.1, sur 231 patients SEP.

- Etude PROSEP : Etude nationale prospective des SEP Primaire Progressive, avec analyse des critères cliniques, biologiques et neuroradiologiques sous l’égide de l’OFSEP.

- Formes tumorales inaugurales de SEP. Etude nationale multicentrique.

- Coordonnateur de l’étude nationale sur les patients en échappement thérapeutique traités par Fingolimod (étude nationale). Etude du Natalizumab comme traitement d’induction dans les SEP RR (étude commune avec les CHU de Strasbourg et de Lille).

-Comparaison du PET-scanner médullaire et de l'IRM médullaire dans les myélites inflammatoires aigues. Elaboration d’une grille de lecture IRM dans les SEP à forme cavitaire.

- Comparaison de l’IRM médullaire en séquence de diffusion dans les myélites et les infarctus médullaires

- Registre  national des Sclérose en Plaques atypiques :

SEP cavitaires

Sclérose en Plaques solitaire  (Publié dans Multiple Sclérosis, Février 2015)

SEP à IRM cérébrale normale (conjointe avec le CHU de Nantes)

SEP tardives et rebond inflammatoire (conjointe avec le CHU de Strasbourg).

 

 

 

Contact

Secrétariats prise rendez-vous de consultation : 04.67.33.74.13
Ouvre un lien externe dans la fenêtre couranteFiche consultation SEP  (lieu, horaires, documents à fournir...)

 

 

 

Vous recherchez
Prendre rendez-vous
Examens
Prises en charge spécifiques
Numéros d'urgence
Samu
Samu
###POMPIERS_IMG_ALT###
Pompiers
Croix Rouge des urgences
Tous les numéros
Localiser

CHU de Montpellier

191 avenue du Doyen Gaston Giraud
34090 Montpellier

Actualités
Un 6ème scanner dédié exclusivement aux patients externes
Le SMUR a fêté ses 50 ans !
Le CHU de Montpellier expérimente l’Hôtel Patient
Agenda
CONFERENCE du Professeur Bruno MEGARBANE Réanimation Médicale et Toxicologique
Histoire de l’épidémie de HIV.
Docuthèque

TEC & ARC hospitaliers TEC & ARC hospitaliers, les essais cliniques même combat ou presque ! > Télécharger pdf - 276Ko

> Tous les documents