Conférence de presse du 1er ministre Jean Castex au CHU de Montpellier, en présence du Maire de la Ville de Montpellier, du Directeur Général du CHU et des soignants

Coronavirus, Evénement

Quand le 1er ministre, Jean Castex, visite le CHU de Montpellier

Ce mardi 11 août est à garder dans les esprits hospitaliers !
Jean Castex, 1er Ministre, accompagné d’Olivier Veran, Ministre de la Santé, nous ont fait l’honneur de nous rendre visite.

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Certes c’est une visite éclair, certes ils avaient pour objectif de visiter les secteurs ayant accueillis et pris en charge les patients atteints du COVID, mais le temps d’un après-midi, les projecteurs étaient pointés sur notre CHU et ce sont TOUS les hospitaliers montpelliérains qui ont été remerciés et mis à l’honneur.

 

Arrivé en hélicoptère de Perpignan, avec un peu de retard, Jean Castex explique ce contretemps par la tenue de deux Conseils de défense et de sécurité nationale dans la matinée en présence du président Macron.

A ses côtés Olivier Veran, semblant fouler un terrain qu'il connaît bien : l'hôpital public.

Regards bienveillants, sourires cachés par les masques, ils sont accueillis par l'équipe des Urgences, les premiers acteurs de la crise du COVID, le Directeur Général et le Maire de Montpellier.

Commence alors une visite rapide mais productive : la filière COVID est expliquée au fil des couloirs et services traversés, le Département d'Anesthésie Réanimation Lapeyronie, le bloc COVID… jusqu'à une salle réservée où les principaux acteurs ont pu démontrer la pertinence des organisations mises en place pendant cette période.

Le 1er Ministre est particulièrement intéressé, il touche du doigt l'extraordinaire organisation mise en place par ces hommes et ces femmes pour gérer la crise du COVID sans "casse". Il s'entretient avec le personnel soignant. Il est accessible et à l'écoute.
 

Un discours alarmant mais pas alarmiste

20 minutes de discours s'en suivent, dans le hall d'entrée de l'hôpital Lapeyronie.

Oui, il réitère avec force l'obligation de respecter les gestes barrières. L'épidémie donne des signes de reprise. "Il nous faut agir et agir vite pour éviter à tout prix un retour en arrière, pour éviter un reconfinementPersonne n'a envie de le vivre à nouveau. (...) Est-ce à la faveur de l'été, des vacances, mais nous avons constaté une vigilance moindre, un certain relâchement. Or la seule manière de nous protéger, c'est le port du masque et le respect des gestes barrières." martèle-t-il pour certains.

Au détour de sa phrase, il n'oublie pas de remercier chaleureusement les soignants en leur renouvelant sa confiance et son admiration pour le travail accompli. C'est à eux aussi qu'il pense en donnant les chiffres de la reprise épidémique. Il sait qu'une seconde vague serait beaucoup plus délétère sur ces personnels qui sont à peine remis.

2 000 nouveaux cas par jour, contre un millier il y a une semaine, 800 hospitalisations par semaine et une centaine de cas nécessitant une admission en réanimation. C'est aussi 25 nouveaux clusters enregistrés pour la seule journée de mardi.

Face à ces chiffres, le Premier ministre égrène les mesures comme l'obligation du port du masque dans les espaces publics extérieurs. Il veut également "intensifier les plans d'action dans les vingt plus grandes métropoles et préparer une réponse en fonction des zones, des quartiers, des publics…", la prolongation jusqu'au 30 octobre de l'interdiction des événements rassemblant plus de 5 000 personnes, avec la possibilité pour les préfets d'y déroger localement "avec la vérification du strict respect des consignes sanitaires".

Des contrôles plus fréquents avec verbalisations possibles

Sur un ton offensif, il rappelle que des mesures seront prises vis à vis des contrevenants. Car Jean Castex le pense, l'affaire est celle de tous : "La réussite de cette mise en œuvre dépend de chacun d'entre nous. Une démocratie moderne ne peut pas tout attendre de l'État. Nous devons tous être responsables." 

Ce seront les mots de la fin.

Très vite, il remercie son hôte, Thomas Le Ludec, et part du CHU pour continuer son périple à la Grande Motte,  où il est attendu.

 

Martine Dechavanne