Les différents types d'infertilité

L'infertilité masculine est du à une altération de plusieurs paramètres du sperme :

  • son volume : on parle alors d'hypospermie,
  • la concentration en spermatozoides : on parle alors d'oligospermie ou d'azoospermie,
  • la mobilité des spermatozoides : on parle alors d'asthénospermie ou akinétospermie,
  • leur morphologie : on parle alors de tératospermie,
  • leur vitalité : on parle alors de nécrospermie. 

Le problème peut trouver son origine au moment du développement foetal et être déjà présent à la naissance (origine congénitale) ou apparaître plus tard dans la vie de l'individu (origine acquise).  Les causes pouvant conduire à une infertilité chez l'homme sont nombreuses. On peut citer :

Le défaut ou l'absence de fabrication des spermatozoïdes par les testicules
 

  • Varicocèle,
  • Cryptorchidie
  • Anomalie génétique (Klinefelter, translocation, microdélétions du Y)
  • Dysfonction hormonale (congénitale ou acquise)
  • Toxiques ( tabac, alcool, cannabis) 
  • Médicaments (contre hypertension, anabolisants, Chimiothérapie) 
  • Cancer testiculaire

 

Des anomalies sur le trajet des spermatozoïdes après les testicules

  • Défaut ou obstruction du système reproducteur (agénésie des canaux déférents, mutation CFTR , infection, traumatisme)
  • Infections (prostatite, vésiculite, épididymite, infections sexuellement transmises, fièvre)


Des troubles de la fonction sexuelle

  • Ejaculation rétrograde 
  • Anéjaculation

 

Le diagnostic de ces anomalies est fait par la réalisation d'un spermogramme. C'est un examen qui se fait au laboratoire d'analyse sur RDV, après 2 à 3 jours d'abstinence. On vous demandera de recueillir votre sperme par masturbation. 

En cas d'altération d'un premier spermogramme, un deuxième sera nécessaire afin de vérifier que cette altération n'est pas transitoire (une fièvre dans les 3 mois précédent le spermogramme peut l'altérer).  

 

Chez la femme, la stérilité peut être liée à :

  • l'incapacité de produire un ovule sain : dysovulation, secondaire à un problèmes de l’hypophyse, insuffisance ovarienne, ou à une mauvaise maturation des follicules;
  • une obstruction des trompes de Fallope ;
  • une malformation ou une pathologie utérine (fibrome, synechie, polype, adenomyose)
  • une absence ou mauvaise qualité de la glaire cervicale ;   

L'infertilité mixte est représentée par toutes les situations où chaque membre du couple a une anomalie qui altère partiellement ou totalement la fertilité.  Ceci est assez fréquent : 40% des couples.

Il est donc indispensable de réaliser un bilan complet des 2 membres du couple même si une explication est cliniquement évidente.  Un trouble de l'ovulation isolé par exemple peut etre très simplement traité par une induction de l'ovulation avec des comprimés. Par contre un trouble de l'ovulation associé à une anomalie sévère de spermatozoides nécessitera une FIV.

On appelle infertilité inexpliquée les infertilités pour lesquelles le bilan de première intention est négatif :

  • l’ovulation est normale
  • l’hystérosalpingographie est normale 
  • l'échographie pelvienne est normale 
  • le spermogramme est normal 

 

Dans ces conditions, il est proposé dans le centre de façon non obligatoire une exploration plus poussée du tractus génital féminin par la réalisation d’une coelioscopie associée à une hystéroscopie. 

  • La coelioscopie se réalise sous anesthésie générale. Elle consiste à réaliser des petites incisions dans le ventre pour y introduire une caméra et des instruments qui vont permettre d’explorer et de traiter les anomalies empêchant la grossesse. Une épreuve de perméabilité tubaire est réalisée à nouveau.
  • L’hystéroscopie seule est un geste simple qui peut être réalisé sans anesthésie (le ressenti est équivalent à celui d’une hystérosalpingographie). Elle consiste à introduire une caméra dans le col de l’utérus et à regarder dans l’utérus les parois, l’endomètre , les orifices tubaires (ostiums). Il peut être découvert une endométrite, un polype , un fibrome, de l’adénomyose, etc.

 

Une pathologie est identifiée dans 70% des cas. Après traitement de ces anomalies, un délai de 6 mois en général est laissé pour l’obtention d’une grossesse spontanée. Une aide est ensuite généralement proposée pour augmenter les chances de grossesse (pour rajouter des chances de grossesse supplémentaire au chance de grossesse spontanée).

Si aucune anomalie n’est retrouvée, il est proposé au couple une prise en charge en assistance médicale à la procréation : insémination artificielle en première intention ou FIV.