Le don
Le don pour la greffe
La greffe
Le principe de la greffe est de remplacer un organe qui ne fonctionne plus par un organe fonctionnel quand il n’existe plus d’alternative.
Il s’agit de sauver une vie quand le cœur, le poumon ou le foie sont concernés.
Il s’agit d’améliorer la qualité de vie pour l’insuffisant rénal dialysé qui est branché 4 heures 3 fois par semaine à une machine après ponction vasculaire (la dialyse substitue le rôle de filtre du rein).
Le pronostic vital et la qualité de vie du patient en attente sont engagés.
Le besoin reste immense : au 1er janvier 2026, plus de 23 000 patients étaient inscrits sur la liste nationale d'attente (dont près de 11 600 en liste active). Face à cette attente, chaque don compte.
Le donneur décédé en mort encéphalique
Le donneur en mort cérébrale ou mort encéphalique permet 95% des greffes d’organes en France :
- Il s’agit de l’arrêt irréversible des fonctions cérébrales après destruction complète et irréversible du cerveau.
- La mort cérébrale survient le plus souvent brutalement dans des situations de souffrance cérébrale sévère consécutive à un traumatisme crânien (choc brutal à la tête après accident de voiture ou sportif…), un arrêt d’oxygénation du cerveau ou un accident vasculaire cérébral chez des patients pris en charge en secteur de réanimation.
- Pendant quelques heures seulement les autres organes continuent à fonctionner artificiellement notamment par l’apport d’oxygène du respirateur.
Le donneur en mort cérébrale ou mort encéphalique peut donner un ou plusieurs organes :
- Les organes tels que le cœur, les poumons, le foie, les reins ou le pancréas sont concernés.
- Seuls les organes qui peuvent être greffés sont prélevés.
Le donneur en mort cérébrale ou mort encéphalique peut donner ses tissus :
- Un tissu est une organisation de cellules de même fonction en fine couche telle que la cornée (fine lentille transparente à l’avant de l’œil), les valves cardiaques, les vaisseaux, la couche superficielle de la peau, l’os…
- Ainsi ce don donne la possibilité de recouvrer la vue, de passer le cap des risques infectieux et de déséquilibre volémique chez le grand brûlé…
Le prélèvement après le décès
La majorité des greffes en France proviennent de donneurs décédés :
- Le donneur en mort encéphalique (ou mort cérébrale) : Il s'agit de l'arrêt irréversible des fonctions cérébrales (après un traumatisme crânien, un AVC ou un arrêt prolongé d'oxygénation). Pris en charge en réanimation, le donneur voit ses organes maintenus artificiellement en fonction par un respirateur pendant quelques heures, le temps d'organiser le prélèvement des organes (cœur, poumons, foie, reins, pancréas) et des tissus (cornées, valves cardiaques, vaisseaux, os).
- Le prélèvement à cœur arrêté (Protocoles Maastricht 3) : Cette activité est en forte progression en France. Elle concerne des patients pour lesquels une décision d'arrêt des traitements thérapeutiques a été prise en réanimation en raison de l'absence d'espoir de guérison.
Le don de son vivant
Le don d'organe de son vivant est un acte de solidarité fort, strictement réglementé, volontaire et gratuit. Il concerne principalement le rein et, dans des cas très rares et pédiatriques, une partie du foie.
- Le cercle des proches : Le don est possible en faveur d'un membre de la famille (parents, enfants, frères/sœurs, grands-parents, oncles, tantes, cousins germains) ou de toute personne ayant un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.
- Les conditions : Le donneur doit être majeur, en excellente santé et passer devant un comité d'experts indépendant. Une formalité administrative est obligatoire auprès du Tribunal Judiciaire (TJ).
Autres formes de dons pour la vie
- Cellules souches hématopoïétiques (moelle osseuse) : Prélèvement possible dans la fratrie (y compris sur un mineur sous conditions strictes) ou inscription volontaire sur le registre national des donneurs de moelle osseuse.
- Dons de tissus à la naissance : Prélèvement volontaire de la membrane amniotique ou du sang de cordon (cellules souches placentaires) lors d'une césarienne programmée. Ces tissus sont de précieuses alternatives pour réparer les cornées ou soigner des pathologies sanguines.
Loi française : Nous sommes tous des donneurs présumés
En France, la loi repose sur le principe du consentement présumé. Les trois grands principes de la loi de bioéthique sont : le consentement présumé, la gratuité du don et l'anonymat entre le donneur et le receveur.
Faire connaître son choix
- Si vous êtes POUR le don : Vous n'avez aucune démarche administrative à faire, vous êtes présumé donneur. Il est toutefois essentiel d'en parler à vos proches. Lors d'un décès, l'équipe médicale interrogera toujours la famille pour s'assurer que le défunt n'avait pas exprimé d'opposition de son vivant. (La carte de donneur est un bon moyen de témoigner mais elle n'a pas de valeur juridique exclusive).
- Si vous êtes CONTRE le don : Vous devez impérativement vous inscrire sur le Registre National des Refus géré par l'Agence de la biomédecine (accessible en ligne dès l'âge de 13 ans et révocable à tout moment). Vous pouvez également laisser un écrit daté et signé à vos proches qui le transmettront à l'équipe médicale.
